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Impact des BMW X5, X6 et X7 non officiels sur le marché belge

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Des BMW X5, X6 et X7 non homologuées : quelles implications pour les vendeurs belges ?

Depuis le retrait des constructeurs occidentaux, en réponse au conflit en Ukraine, une usine en Russie continue de produire des modèles de BMW X5, X6 et X7, sans l'aval du constructeur. Ces véhicules, assemblés à partir de pièces datant d'avant le conflit, sont dépourvus de logiciels à jour et se vendent à des prix comparables à ceux de modèles haut de gamme comme la Mercedes Classe S.

Après le début de l'invasion de l'Ukraine, BMW, tout comme de nombreux autres fabricants étrangers, a quitté le marché russe, mettant fin à son partenariat avec Avtotor, l'usine de Kaliningrad qui assemblait divers SUV de la marque. Cependant, la production de ces modèles n'a jamais réellement cessé. D'après le média russe Kommersant, 145 immatriculations de ces véhicules ont été enregistrées en 2025, avec une reprise de la production dès mars de cette année-là.

Ces BMW sont présentées comme des modèles 2025 ou 2026, mais en réalité, il s'agit d'anciennes générations, antérieures au restylage de 2022, et totalement différentes des versions actuellement disponibles en Europe. Avtotor utilise simplement un stock de pièces détachées, y compris des faisceaux électriques et des éléments de carrosserie, accumulées avant l'arrêt des livraisons officielles.

BMW a clairement pris ses distances avec cette production. Carolin Bachmann, porte-parole de la marque, a souligné que les concessionnaires, les clients potentiels et les autorités ont été avertis des dangers liés à l'acquisition de ces véhicules non autorisés.

En général, un site de production dispose d'un stock suffisant pour faire face aux imprévus logistiques, mais avec la réduction des cadences de production actuelle, ce stock peut durer bien plus longtemps que prévu. L'expert en logistique Christopher Ludwig, cité par RFE/RL, estime que la réserve actuelle pourrait soutenir la production pendant environ cinq ans.

Sans validation de la part du constructeur concernant l'ingénierie et l'intégration des pièces, il est difficile de garantir une qualité comparable à celle des véhicules produits officiellement. En ce qui concerne les mises à jour logicielles, les calculateurs ne peuvent plus être actualisés via les serveurs de BMW, soit parce qu'ils ont été reprogrammés, soit parce qu'ils fonctionnent avec un système différent, totalement déconnecté de la marque.

Ce qui est surprenant, c'est la manière dont ce manque de connexion est utilisé comme un argument commercial. En effet, sans lien avec les serveurs de BMW, ces SUV évitent tout risque de désactivation à distance, un problème déjà observé avec certaines Porsche vendues en Russie.

Sur le plan des prix, ces SUV, fabriqués à Kaliningrad, restent moins coûteux que ceux importés via le marché gris, où des véhicules achetés à l'étranger sont expédiés par conteneurs et revendus comme neufs. Cependant, les tarifs, allant de 133 500 à 145 000 euros pour les versions de base, sont proches de ceux d'une Mercedes Classe S en Europe. Pour un particulier belge souhaitant vendre sa voiture, l'émergence de ces modèles non homologués sur le marché pourrait influencer les prix et la demande.

Pour ceux qui envisagent de vendre leur véhicule, il peut être judicieux d'estimer sa voiture gratuitement avant de se lancer, afin de mieux comprendre l'impact de ces nouvelles offres sur le marché belge.

Cet article s'appuie sur une actualité publiée par autoplus.fr. Texte intégralement reformulé par la rédaction de CarTransaction.

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