L'essor des drones : un tournant pour l'industrie automobile et les particuliers
Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, plusieurs groupes automobiles français, tels que Renault, Valeo et Forvia, se tournent vers la production de drones de combat. Cette évolution soulève des questions sur l'impact potentiel sur le marché automobile, notamment pour les particuliers belges souhaitant vendre leur véhicule.
Il y a quelques mois, Renault a surpris en annonçant son engagement dans la fabrication de drones de combat, une initiative qui prend de plus en plus d'ampleur. En collaboration avec Turgis & Gaillard, un acteur de l'aéronautique et de la défense, Renault vise à développer un drone à longue portée.
Parallèlement, depuis juin, Renault s'est associé à Thales pour créer une munition téléopérée nommée Toutatis, un drone kamikaze dont la production pourrait atteindre 1 000 unités par mois dès 2027.
D'autres groupes, comme Valeo, ne restent pas en retrait. En effet, Valeo a récemment annoncé le développement de moteurs électriques pour drones, destinés à l'entreprise de défense Harmattan AI. De son côté, Forvia a formé un partenariat avec une entreprise européenne spécialisée dans les systèmes anti-drones, visant à produire environ 1 000 drones intercepteurs par mois.
En dehors de la France, le groupe allemand Schaeffler collabore avec le fabricant français de drones Delair pour établir une chaîne de production capable de fabriquer 100 drones par jour d'ici novembre. Au total, ces initiatives pourraient générer près de 60 000 drones par an, un chiffre impressionnant pour des groupes traditionnellement axés sur l'automobile.
Cette reconversion vers la technologie des drones est en partie due à la crise actuelle du secteur automobile, où les perspectives de ventes sont préoccupantes. Les groupes automobiles, forts de leur expertise technologique, se réorientent donc vers le marché prometteur des drones de combat, dont l'utilisation est en forte hausse.
En effet, selon des sources, environ 15 000 drones sont déployés quotidiennement sur le champ de bataille en Ukraine, soit près de 5,5 millions par an. Ce chiffre pourrait encore augmenter, le président ukrainien Volodimir Zelensky annonçant une production de 10 millions de drones d'ici 2026.
Face à cette demande croissante, la France se trouve en position délicate, avec des volumes de drones disponibles jugés insuffisants pour répondre aux besoins. Des sénateurs de la commission de la défense française ont souligné que les quantités actuelles, quelques milliers, ne sont pas à la hauteur d'une véritable stratégie de défense.
Christophe Périllat, directeur général de Valeo, a récemment affirmé : « le besoin, c'est maintenant, les drones, c'est maintenant ». Ce besoin de souveraineté en matière de défense souligne l'urgence de développer cette nouvelle industrie.
Pour les particuliers belges envisageant de vendre leur voiture, cette dynamique peut avoir des répercussions indirectes. La transition des groupes automobiles vers des secteurs innovants pourrait influencer la valeur de revente de certains modèles. De plus, avec l'évolution rapide des technologies, les acheteurs pourraient être plus enclins à se tourner vers des véhicules intégrant des technologies avancées, comme celles développées pour les drones. Dans ce contexte, il peut être judicieux pour un particulier de estimer sa voiture gratuitement afin de connaître sa valeur sur un marché en mutation.
Cet article s'appuie sur une actualité publiée par auto-moto.com. Texte intégralement reformulé par la rédaction de CarTransaction.